Actualité
COP15 EN COTE D’IVOIRE , JEAN-LUC ASSI REUSSIT LE CHALLENGE DE LA MOBILISATION DES ACTEURS DES MEDIAS : ‘’LA DESERTIFICATION ET LA SECHERESSE NOUS INTERESSENT TOUS’’
Mardi 25 Janvier 2022
Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, monsieur Jean-Luc ASSI, a animé un point de presse relatif à l’organisation de la quinzième Conférence des parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification et la Sècheresse (UNCDD/CUNLCD), ce lundi 24 janvier 2022, à l’hôtel Ivoire.
Plusieurs journalistes issus de la presse écrite, de l’audiovisuel, des médias en ligne ont pris part à ce point de presse. L’objectif était de leur donner le maximum d’information à relayer auprès des publics et d’impliquer ces acteurs tout le long des préparatifs de cet évènement jamais organisé en Côte d’Ivoire.
Le Ministre a expliqué que la ville d’Abidjan abritera la COP15 du 09 au 20 mai 2022, non sans situer les enjeux. « La COP 15 enregistrera la participation de 197 Pays-Parties à la Convention. Outre les participants officiels des Pays-Parties, on note la présence de la Société civile, les Organisations continentales et Sous régionales, les Institutions des Nations Unies, des scientifiques, des journalistes et bien d’autres acteurs de la lutte contre la désertification et la sécheresse », a-t-il déclaré ». En relevant les aspects politiques et diplomatiques de cette COP en terre ivoirienne, Jean-Luc ASSI a ajouté que « la Côte d’Ivoire, assurera la Présidence de la COP15 pour deux ans ».
Aussi, il est bon de reconnaître que la tenue de ce rendez-vous mondial aura de nombreux avantages économiques dans plusieurs domaines pour notre pays. Ainsi, les structures d’hébergement, la restauration les transports et bien d’autres secteurs bénéficieront de cet évènement sur près de deux semaines, pour environ 5000 visiteurs
Cela contribuera grandement à la relance du secteur du tourisme, durement affecté par les effets de la crise sanitaire. Par ailleurs, la COP15 devrait booster l’attraction des investissements étrangers directs dans le domaine de la gestion des terres et des sols, et la promotion de l’agriculture durable. Au niveau médiatique et politique, notre pays sera un centre d’attraction durant tout le temps de la rencontre.
D’où cet appel de Jean-Luc ASSI : « C’est donc le lieu d’inviter chacun à s’investir pleinement dans la réussite de cet évènement planétaire. La désertification et la sécheresse nous intéressent tous. La durabilité de notre économie et notre alimentation est intimement liés à une bonne gestion de ces fléaux » a-t-il lancé.
La COP15 en Côte d’Ivoire est placée sous le thème : « Restauration des sols arides et des forêts dégradées pour une agriculture du futur ». Selon les experts du système des Nations Unies, ce sont environ 60% du territoire ivoirien et près de 100% de la partie septentrionale du pays qui est affecté par la problématique des terres dégradées. Cette situation qui affecte la productivité et la fertilité de ces sols, menace fortement la sécurité alimentaire du territoire national. La vulgarisation de pratiques culturales innovantes et les outils et stratégies de gestion des terres devront permettre de relever le défi d’une agriculture résiliente face au climat. Voilà pourquoi la Côte d’Ivoire veut marquer d’une pierre blanche, cet évènement par le lancement d’une initiative baptisée ‘’initiative d’Abidjan’’. « Le but de l’initiative est d’améliorer la fertilité des sols, la production agricole, la création d’emploi pour les jeunes, l’amélioration des revenus pour les femmes qui produisent 80% du vivrier mais qui ne gagnent pas grande chose », dira monsieur Abou BAMBA, Président du Comité d’Organisation (PCO) de la COP15 après avoir reçu sa feuille de route des mains du Ministre en charge de l’environnement. En poursuivant, le PCO a rappelé que l’initiative devrait contribuer à un changement structurel de l’économie agricole ivoirienne et la croissance économique tout en réduisant les niveaux de pauvreté dans les zones rurales.
Il faut noter la présence à cette rencontre, du Coordonnateur Résident du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, monsieur Philipe Poinsot, de madame Angèle Luh de ONU-Environnement et de plusieurs acteurs de la société civile. Des échanges pour éclairer davantage les participants, ont meublé cette activité.
